BDS à participé aux travaux de dépollution du site SNPE d’Angoulême.  Après plus de douze ans,  et un million de tonnes de terre traités les travaux de l’ancienne Poudrerie d’Angoulême devrait s’achever en 2020.

Par ailleurs, les anciens ateliers de production de la zone 3 (sous phase 5 du chantier) n’existent plus.

Nous avons travaillé sur une superficie de 3 hectares. En effet, notre mission est de restituer les terrains au plus proche de leur état d’origine. De plus, dallages et fondations des ateliers doivent être à présent déconstruits et les matériaux issus de ces opérations valorisés.

La société BDS travaille sous risque pyrotechnique pour le compte du site SNPE à Angoulême. En effet, ces ateliers fabriquaient de la nitrocellulose ou nitrate de cellulose, un dérivé de la cellulose extrêmement explosif. Une seule étincelle suffit à la faire exploser !

D’ailleurs, sur le site SNPE d’Angoulême, il fut utilisé dans les munitions sous forme de coton-poudre. Il jouait le rôle principal de propulseur.

La SNPE traite sur le site les terres polluées au CP. Le principe est de les mélanger avec du sable puis de les «brûler » en les passant au four pour assurer la dépollution des matières. Cette étape a pour objectif de rendre le produit inoffensif (la flegmatisation est seulement ponctuelle).

Par ailleurs, dans le but de limiter tous les risques liés aux travaux de déconstruction, BDS s’est adapté aux contraintes de l’Étude de Sécurité au Travail ou EST, un type de plan de prévention très poussé permettant de définir des modes opératoires bien particuliers.

D’un point de vue technique, BDS a dû adapter ses méthodes pour le site SNPE : 

site SNPE

  • Avant de sortir les dallages, les pelles mécaniques de BDS doivent creuser une tranchée autour de chaque élément pour l’ennoyer. 
  • Les dallages doivent également être transpercés à distance de part en part (carottages) car des accumulations de coton poudre se sont formées en dessous des dallages, devenus perméables au fil du temps.
  • BDS s’appuie sur STIFOR pour exécuter les carottages de ces structures épaisses jusqu’à 60 cm et faire éclater les longrines à l’aide de vérins hydrauliques surpuissants. Vous pourrez très prochainement retrouver plus de détails sur les travaux réalisés par la société STIFOR.
  • Ce n’est qu’après 48 heures d’immersion des structures que les dallages peuvent enfin être retirés par les engins de chantier.
  • Les déchets peuvent alors enfin être  évacués : environ 85 000 tonnes de béton et  150 tonnes de nitrocellulose mélangé avec la terre ont déjà été envoyées vers des installations agrées !

Concernant la sécurité : 

Lors des opérations, une zone d’effet doit être respectée imposant des distances de sécurité pouvant aller jusqu’à 70 mètres.  Pas évident à gérer, surtout lorsqu’en moyenne ce sont 4 pelles et 2 tombereaux qui évoluent simultanément sur le chantier !

Bien que toutes les précautions soient prises, le risque pyrotechnique est toujours présent. Alors, pour anticiper au maximum le danger, des équipements de protection des chauffeurs de pelles ont été rajoutés sur les engins (système de lexan avec maillage de 5).  

 

Ces travaux qui ont commencé en juin 2016 devraient être achevés en septembre 2017.

 

 

 

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